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Une mauvaise voisine?: une reflexion comparee sur la science politique et les sciences sociales

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De discussion en discussion, de conférence en conférence, on s’aperçoit bien vite que la science politique détient au moins un record. En effet, bien peu de disciplines académiques semblent autant qu’elle se poser sans cesse la question de leurs propres frontières, de leur propre héritage, et de leur propre histoire. Pour dire la vérité, il s’en est probablement fallu d’un cheveu que je ne devienne professionnellement schizophrène. Français, j’ai vécu et étudié en France jusqu’à l’âge de 21 ans, avant de partir effectuer mon doctorat aux Etats-Unis. Une fois celuici terminé, l’Europe m’a tant manqué que je suis parti vivre et travailler au Royaume-Uni. De bien des manières, chacune de mes nouvelles institutions a volontiers dressé des portraits aussi absurdes que radicaux sur ce que la science politique représente ailleurs. Ayant occasionnellement eu l’occasion de m’adresser dans des universités étrangères (de l’IEP Strasbourg ou de Paris I Panthéon-Sorbonne en France, à l’Université de Columbia aux Etats-Unis, et de Melbourne et l’Australian National University en Australie aux universités de Canterbury en Nouvelle Zélande ou Dortmund en Allemagne), je ne puis que continuer à m’inquièter de ce que la science politique mondiale demeure, aujourd’hui encore, une tour de Babel intellectuelle et analytique, tant par ses conceptions d’elles-mêmes que par ses lectures des disciplines voisines. Chaque école, chaque pays, et parfois chaque politiste semble de fait avoir sa propre vision de notre monde commun.

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